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Pasteurs Pernot & Woody à Pâques 2016

prédication du pasteur Gaspard de Coligny puis James Woody
pour le dimanche de Pâques 2016

Deux prédications pour le prix d’une :


À quoi bon ressusciter ? (Actes des apôtres 14)
par Gaspard de Coligny

En voyant Paul et Barnabas, les Lycaoniens croient vivre un remake des métamorphoses d’Ovide, avec Zeus et Hermès détruisant une ville qui les a mal reçus, mais récompensant Philémon et Baucis pour leur accueil. Paul aurait pu en profiter mais cette méprise ruine l’essence même de l’Évangile du Christ qu’il veut leur apporter. Je pense sincèrement que c’est la même problème avec ce que certaines relectures de la vie de Jésus lui font subir, le transformant en Dieu ou en demi Dieu, le réduisant à un autre Dionysos, Esculape, Mithra, Zeus ou Mercure… cherchant ensuite à lui offrir des prières, des cultes et des sacrifices dans le but d’être protégé des aléas de la vie sur terre ou pour avoir la vie future.

L’Évangile que l’apôtre Paul transmet par ses paroles et par ses actes est aux antipodes de ce type de relations au divin. Voilà ce qui le fait vivre et ce qui peut les faire vivre aussi, dit Paul aux Lycaoniens : ces légendes et ces rites ne vous apportent rien, leur dit-il, car Dieu est vivant et source de vie, gratuitement, par sa simple bonté (14:3). Depuis toujours, explique-t-il encore, Dieu laisse pleine liberté à chacun de suivre chacun sa propre voie, choisissant de nous sauver en se révélant en permanence comme faisant le bien, en nourrissant notre être et en le comblant de bonheur (14:15-17). C’est ce que Paul retient ici de l’Évangile, car c’est ce qui le fait vivre. C’est ce qui l’a ressuscité. Déjà ressuscité.

… suite du texte ici

Pâques, l’éveil de la vie en plénitude (1 Corinthiens 15:12-19 ; 35-36 ; 42-44 ; 50)
par James Woody

Chers frères et sœurs, l’apôtre Paul était manifestement confrontés à des personnes qui remettaient en cause la résurrection en général et donc la résurrection du Christ en particulier. Dans ce passage de sa lettre aux Corinthiens, l’apôtre Paul insiste sur le fait que la foi se fonde sur la résurrection, ce qui signifie que celui qui remet en cause la résurrection fait voler sa foi en éclat, que sa foi ne vaut plus rien du tout. Il y a là un avertissement sévère de l’apôtre, probablement pour mettre fin à quelques dérives qui avaient cours dans l’Eglise. C’est donc à partir de ce contexte polémique que nous apprenons ce qu’est la résurrection.
Le premier point à noter –je le dirai de manière polémique- est que la résurrection dont parle l’apôtre Paul n’est pas une résurrection. C’est un abus de langage de parler de résurrection, nous passons notre temps à le répéter et il faut le dire encore une fois le jour de Pâques. Le verbe grec dont il est question est egeirô qui veut dire éveiller, lever. C’est un verbe qui ne contient pas le préfixe « re- » que l’on entend dans ressusciter et qui évoque le recommencement, la répétition, la restauration… autant de « re- » qui font penser à un retour en arrière. Il n’y a rien de plus contraire à l’esprit biblique que l’idée d’un retour possible en arrière, ou la possibilité de remonter le temps, de refaire l’histoire, de repartir à zéro. La résurrection dont parle Paul n’est pas une réanimation, ni une réparation de blessures, ni un retour à avant la mort. Le verbe egeirô qui veut dire « éveiller » correspond à une poursuite de l’histoire, à une poursuite de la vie, d’une autre manière.
… suite du texte ici

Voir la vidéo ci-dessous


(début de la prédication à 08:40 et 22:45)

film : Soo-Hyun Pernot

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