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Le fils prodigue accueilli par le père (Luc 15), peinture célèbre de Rembrandt

Le fils prodigue accueilli par le père (Luc 15), peinture célèbre de Rembrandt

Question d’un visiteur :

Bonsoir,

Je souhaitais savoir, si Dieu aime et peut pardonner un homme ayant fait du mal?
Je pense particulièrement au événements du 13 novembre. Je pense que ces personnes qui ont commis ces atrocités, peuvent être pardonné…
Le pardon de Dieu est immense…Il peut être déçu, mais je ne vois pas Dieu rejeté ces enfants…du moins la partie innocente de son âme serra gardé…Afin de pouvoir avancer dans la vie.
Quand je relis certains passage de la bible, je me rends compte d’un Dieu qui est bien plus bienveillant et qui n’abandonne personne…

Qu’en pensez vous?
Envoyé de mon iPhone

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Je sais que cela pourrait être profondément blessant de l’entendre dire, en particulier par des victimes ou des proches des victimes. Et donc il ne faut sans doute pas le leur dire comme cela. Mais oui, j’ai la conviction que Dieu pardonne l’homme qui a fait des crimes horribles. Mais cela ne veut pas dire qu’ils s’en tirent comme cela, comme si de rien n’était ! Car ces actes monstrueux révèlent qu’ils sont vraiment des malades. Et donc Dieu ce pardon de Dieu veut dire qu’il va travailler pour les aider à changer et à devenir différents. En particulier, j’imagine l’horreur qu’ils vont ressentir devant leurs propres actes quand ils comprendront enfin ce qu’ils ont fait ! Peut-être que ça commence comme cela, puis un changement profond dans leur façon d’être.

Amitiés fraternelles

pasteur Gaspard de Coligny

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6 Réponses à “Question : Est-ce que Dieu aime et peut pardonner un homme ayant fait du mal ?”

  1. Françoise Bleker dit :

    Mais cette prise de conscience de l’horreur de leurs actes ne peut concerner que Salah Abdeslam, du moins parmi ceux qui ont été directement impliqués, puisque tous les autres sont morts, soit ils se sont fait sauter, soit ils ont été tués pendant une intervention policiere.. il ne reste donc que lui et ceux qui étaient « derrière », ceux qui se sont occupés de la logistique, qui ont loué des appartements, qui leur ont permis de se cacher avant les attentats ( et après pour Salah Abdeslam ) …
    Dieu peut-il pardonner s’il n’y a pas de demande de pardon, à la fois aux victimes ou à leurs familles, et à Dieu ?

  2. verseau dit :

    « Dieu peut-il pardonner s’il n’y a pas de demande de pardon, à la fois aux victimes ou à leurs familles, et à Dieu ? »

    Et oui, j’ai du mal à imaginer retrouver des monstres (Hitler, Pol Pot, Ben Laden …) au « paradis » parce que Dieu dans sa grande miséricorde leur aurait pardonné !!

    D’autre part : tous ces jeunes (qui ne sont pas des monstres) mais qui, endoctrinés, croient que la mort leur ouvre la porte du paradis pour peu qu’ils aient tué plein de mécréants, qu’est-ce qu’ils vont trouver dans l’au-delà ?

  3. Très souvent, une des caractéristiques du criminel est de ne pas reconnaître son crime, voire de transformer sa victime en coupable !

    Et donc, s’il fallait attendre que la personne qui est criminelle prenne conscience de ses actes pour que la victime puisse commencer à faire la paix dans son cœur, ce serait bien terrible.

    Et la société n’a pas à attendre que le criminel demande pardon pour ses crimes avant de lui vouloir du bien, c’est à dire de chercher à soigner cette personne, lui faire prendre conscience de son crime (c’est un des objets d’un procès), et peut-être à le soigner psychiatriquement, socialement…

    De même, Dieu ne veut pas la mort du pécheur, nous dit la Bible, mais qu’il change radicalement et qu’il vie enfin, qu’il vive et qu’il fasse vivre au lieu de faire mourir.
    C’est ainsi que Dieu pardonne, mais ne tient pas le coupable pour innocent.

  4. Domitille dit :

    En ces temps troublés (mais l’humanité a-t-elle déjà connus des temps sereins), ces mots que vous indiquez comme pouvant être blessants me paraissent apaisants : « C’est ainsi que Dieu pardonne, mais ne tient pas le coupable pour innocent ».

    Heureusement, tous nous ne commettrons pas de tels actes, de telles atrocités.
    Mais certains en commettront.
    Tous nous ne commettrons pas de tels actes, mais rares sont ceux d’entre nous qui pourront se dire, à la fin de leur vie, que celle-ci a été exempte de tout péché, de toute blessure à l’autre.

    Alors, garder en tête que pardonner ne veut pas dire innocenter, oublier, mais espérer que celui qui a blessé ne blesse plus et comprenne la gravité de ce qu’il a fait, voilà une pensée positive!

  5. 🙂
    Et espérer recevoir, trouver, la force de pardonner.
    Car attention ! le « il faut pardonner » a fait et fait encore, malheureusement, est une torture cruelle. Quand une personne est profondément blessée, il est normal que le pardon ne lui soit alors pas possible. Le « il faut pardonner » est alors une seconde peine ajoutée à la première blessure. Un peine tout aussi cruelle, transformant encore une fois la victime en coupable ! Ce que l’on peut dire, c’est que pardonner fait du bien, comme un fardeau que l’on dépose, comme une bouteille d’eau quand on a hyper soif, comme un bisou sur notre front d’enfant quand notre mère nous console d’une peine. La capacité de pardonner peut alors être espérée comme une grâce inatteignable, comme un miracle. Cette grâce peut être priée. Son exaucement, habituellement, met un certain temps à se développer en nous, et c’est tout à fait normal. Aucune cicatrisation n’est instantanée, souvent il reste une cicatrice, un boitement, peut-être. Mais le pardon rend tout cela vivable. Il rend le bonheur de nouveau possible. Et même la joie.

  6. Jacques Herman dit :

    Je comprends le concept du pardon divin comme consécutif à la repentance ici-bas. En revanche, pour ce qui concerne ce qui se passe après la mort, personne n’en a je crois la moindre idée. Et un Dieu juge qui, sur son trône dans l’au-delà, pardonne un peu, beaucoup, incondtionnellement ou non, me semble singulièrement anthropmorphique ou pour le moins proche de la pesée des âmes dans la mythologie égyptienne.

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