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Si la fin du monde était demain, je voudrais planter aujourd’hui un pommier. (Martin Luther)

Question d’un visiteur :

Bonjour Monsieur Pernot,

Je m’intéresse beaucoup aux spiritualités et je vais régulièrement lire sur votre sites les questions/réponses et parfois les prédications.
J’ai choisi une autre voie que celle de Jésus-Christ, je suis Bouddhiste, mais je la tiens néanmoins en très haute estime le Christianisme.

L’actualité me bouleverse quotidiennement, je ressens une douleur au plus profond de moi même à chaque nouvelle apportant son lot de souffrance, qu’il s’agisse de drames meurtriers comme les attentats qui ont lieu en ce moment partout dans le monde ou alors de drames du quotidien, qui monopolisent beaucoup moins de temps d’antenne mais qui existent bel et bien : enfants battus, harcèlement moral en entreprise ou à l’école, animaux maltraités, femmes humiliées et oppressées par leur conjoint…

J’ai tendance à désespérer du monde qui m’entoure. J’essaye de faire le bien, ou si je n’en suis pas capable, de m’abstenir de créer de nouvelles souffrances mais je culpabilise de la maigre portée de mes actes. Et surtout je doute que nous puissions arriver à créer un monde de paix. La souffrance existera toujours j’en suis conscient, mais je serai comblé si cette souffrance n’était plus infligée volontairement par d’autres humains.

J’aimerais donc avoir l’avis d’un pasteur sur cette question : Quel comportement adopter face à toutes les souffrances dues à des actions humaines qui nous entourent ?

Dans l’attente de votre réponse.

Bien cordialement,

Réponse d’un pasteur :

Cher Monsieur

Merci pour vos encouragements.

Cette douleur que vous ressentez face à l’écart entre l’idéal et le monde réel est juste et bon. La question est de savoir qu’en faire. Le christianisme nous encourage à regarder cet écart comme un appel à discerner une vocation que Dieu nous adresse personnellement pour participer à la genèse d’un monde un peu plus juste, plus vivable, plus épanouissant et heureux. L’inverse d’une sortie du monde, ou un mépris de ce monde, mais au contraire le sentiment d’une responsabilité. Pa seulement à ne pas engendrer de souffrances supplémentaires mais à faire preuve de créativité positive pour bâtir, tisser, planter, améliorer…

Bien entendu, un monde en paix, un monde parfait n’est pas possible. Mais cela n’empêche pas de l’espérer plus juste, et même de le rendre un peu plus juste par notre modeste action, par une parole, par une espérance positive et aimante.

Donc mon conseil, face à cette souffrance du monde :
avoir le courage de regarder et de voir ce monde tel qu’il est, à la fois plein de merveilles mais aussi de problèmes,
le courage de prier pour trouver la force d’espérer et de se sentir appelé à créer,
puis le courage d’inventer et de poser de petits gestes minuscules mais qui vont dans le bon sens,
et enfin le courage de réviser ses positions, de corriger et de progresser.
Bonne route et que Dieu vous bénisse et vous accompagne.

Marc

pasteur Gaspard de Coligny

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