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Rembrandt, Philosophe en méditation - Le Louvre, Paris

Question d’un visiteur :

Nouvelle convertie, j’aimerais étudier sur le thème : « Protestantisme du XVIe siècle et protestantisme du XXIe, qu’est ce qui a changé ? » Y a-t-il déjà eu des travaux ou des conférences sur ce thème? Merci beaucoup en avance

Réponse d’un pasteur :

Chère Madame

Bravo pour votre démarche de foi libre, sincère et intelligente.

Cette suggestion que vous faites est bien intéressante. Effectivement, dans notre église de l’Oratoire en particulier et dans l’église protestante de type « réformé » ou « presbytérien », nous ne sommes pas lié par ce que pensent les réformateurs et autres théologiens du XVIe siècle, mais plutôt au meilleur de ce que fut leur méthode : la théologie et l’église doit être réformée sans cesse (tout dogme est d’une pertinence relative, Dieu étant toujours au delà de ce que l’on peut penser et dire de lui). L’accès à chacun aux écritures pour une interprétation personnelle, le sacerdoce universel (s’il y a des théologiens professionnels, ils n’en sont pas plus proches de Dieu pour autant, tout croyant étant appelé à être prêtre, prophète et roi en Christ). L’église, les sacrements et les rites sont seconds et secondaires, des outils pédagogiques destinés à aider le croyant dans son cheminement de foi.

Tout cela fait que la théologie et la lecture de la Bible a bien évolué au cours des siècles. Et fort heureusement. Il n’y a d’ailleurs pas plus qu’au XVIe siècle, pas plus que dans l’église primitive au Ier siècle une unique théologie, pas même une unique sensibilité au sein de notre propre église protestante unie, ni même dans une paroisse comme celle de l’Oratoire. C’est une richesse pour tous. Ce n’est pas une doctrine qui nous unit, mais une recherche personnelle faite en rapport avec le Christ. Ce qui rend possible cette liberté et donc cette sincérité, c’est la confiance dans l’amour de Dieu. C’est cela, manifesté en Christ, qui est notre sécurité, notre assurance, pas une doctrine. Et cela nous libère (ou devrait nous libérer) pour faire de la théologie, beaucoup et avec rigueur. Et prier Dieu, avec passion. Et chercher ce que nous pouvons faire au mieux, avec enthousiasme et créativité.

Avec mes amitiés

pasteur Gaspard de Coligny

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