S'abonner par :
 rss
 email

Marc Pernot le 14 août 2016

prédication du pasteur Marc Pernot
pour le dimanche 14 août 2016

Dans le plus célèbre des psaumes, David témoigne que « le bonheur et la grâce m’accompagnent tous les jours de sa vie » (Ps. 23) Ça parait impossible. Le bonheur. Absolument chaque jour ?

David ne nous promet pas le bonheur, il ne nous dit pas : faites ceci et vous aurez le bonheur. Il ne nous dit pas non plus : c’est dans la vie future que vous connaîtrez le bonheur. Non, David témoigne de son bonheur, d’un bonheur présent comme de quelque chose de tout simple qui l’accompagne dans les bons jours, mais aussi dans les jours terriblement tristes. Et David en a connu, des jours sombres, il les évoque à travers cette image de la vallée d’ombre et de mort, ces jours où son fils meurt par sa faute, jours où il est poursuivi par la jalousie de son roi et où pourtant il prend sur lui pour respecter encore cet homme terrible par fidélité… et les jours terribles de honte après les crimes qu’il a commis…

Mais quel est donc ce bonheur dont nous parle David ? Ce n’est pas un bonheur que l’on a, que l’on possède, mais un bonheur qui nous accompagne.

C’est ce même bonheur dont nous parle Jésus dans les béatitudes, un bonheur plus fort que les pleurs, que le dénuement, les persécutions, la haine et le mépris, nous dit Jésus, qui lui aussi sait ce que c’est que la vie et ses contrastes. Ce bonheur est une façon d’être qui permet de vivre sa vie comme une grâce, quel qu’en soit le jour : dans l’abondance, quand la vie est comme un paradis de verts pâturages et de ruisseaux paisibles, comme dans le face à face avec la peine, les vallées d’ombres et de morts de toutes sortes, de larmes.

Bien entendu, il n’est pas question alors de bonheur total, à 100 %, mais d’un bonheur qui existe quand même réellement, comme quelque chose d’un peu mystérieux qui est là, dans notre vie, parfois tout contre nous, parfois un peu plus enfoui, caché, mais quand même réellement là, chaque jour. Comme une personne vivante qui est auprès de nous et qui ne nous abandonne pas, mais nous accompagne.

Ce que nous proposent d’abord ces textes bibliques qui parlent du bonheur, les Psaumes 1er et 23, et les béatitudes de Jésus… c’est de chercher à faire ce que l’on pourrait appeler une confession de bonheur, comme nous faisons aussi, et c’est bien, des confessions de foi et des confessions du péché. Ces trois points de vue sur notre vie se complètent bien, à mon avis, et forment une excellente base à notre prière. Il y a dans cette triple confession une démarche saine, et féconde. Chaque soir, chaque dimanche, ou au rythme que l’on veut mais régulièrement, il est bon de chercher à faire une amorce de confession de bonheur. Comme le corps et l’intelligence peuvent être musclés grâce à un exercice régulier, la capacité à discerner les traces de notre bonheur et à le vivre, à le savourer, à le ruminer… cela se travaille. C’est la première des choses, à mon avis, pour apprendre à vivre. Mais encore pour faire quelque chose de ce bonheur. La réflexion mais encore la prière est un bon lieu pour faire ce travail, car Dieu est spécialiste pour ouvrir les yeux et le cœur, et cela aide pour tendre la main à ce bonheur et cette grâce qui nous accompagnent effectivement.
… suite du texte ici


(début de la prédication à 09:20)

film : Soo-Hyun Pernot

Articles similaires :

Suivez-nous sur : Facebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagramFacebooktwittergoogle_plusrssyoutubeinstagram - Partagez cette page sur : Facebooktwittergoogle_plusmailFacebooktwittergoogle_plusmail + Merci 🙂

Laisser un commentaire