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Question d’un visiteur :

Je ne veux croire en aucune religion vu la méchanceté des gens, vu les choses horribles qui se passent sur cette terre, vu toute cette souffrance. Mais je ne suis pas pour autant athée, car je ne crois pas non plus en l’homme. Je crois en quelque chose oui bien sûr, mais moi je ne l’appellerais pas Dieu, Bouddha, Allah (je ne l’appellerais pas d’un nom donné par l’homme). Je sais qu’il y a quelque chose, j’y crois. Mais alors suis-je Déisme ou Théisme, car je crois seulement en l’univers et en quelque chose de puissant. (Cela dit je respecte tout à fait les croyants et les pratiquants, je ne donnent aucun jugement). Je pensais au Bouddhisme, mais ce qui me gêne c’est le fait qu’il est associé à la science et il y a également d’autres points qui ne me plaisent pas.
Si je peux me permettre de l’écrire, je crois au « Dieu » de la mort : Anubis.
Si je peux me permettre de l’écrire, je n’ai point peur du « Diable », seul l’homme est mauvais.

Pouvais-vous m’éclaircir sans me juger. Sachant que mes réponses je les aurai quand je serai dans l’au-delà… J’ai besoin de m’ éclaircir car j’ai envie de « prier » mais comment faire dans mon cas.

Merci beaucoup & j’aime beaucoup votre page web… En attente d’une réponse.-

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Vous avez raison de distinguer entre religion et Dieu, et de relativiser les noms que l’on donne à la transcendance… Il est toujours utile de ne pas confondre l’essentiel et l’accessoire, le mot et la réalité qu’il désigne.

Je suis d’accord qu’il y a plein de choses qui ne vont pas dans la nature et en l’humain. Mais il y a aussi plein de belles choses dans la nature et des même des qualités merveilleuses dans l’humanité. Il faut être honnête.

Bien d’accord avec vous, il me semble plausible, raisonnablement, de penser qu’il existe une source au bien qui existe. Car la science et l’expérience quotidienne montrent que spontanément un système physique va dans le sens d’un désordre croissant.

Appeler « Dieu » (en français, mais il existe des mots dans la plupart des langues) cette source d’évolution n’est pas idiot. C’est simplement le mot courant pour parler de la transcendance. Et cela a l’avantage de pouvoir d’entrer en débat avec des millénaires de penseurs et avec de multiples cultures. Mais chacun met ce qu’il veut derrière ce mot. C’ets un peu comme le mot « beau ». Ce n’est pas parce que certain ont une notion du beau qui ne me plait absolument pas que cela m’interdirait de donner ma propre définition de ce que je trouve beau ? Mais oui, il y a plein de notions parfois mises sur le dos de Dieu qui ne me plaisent pas : juge, terrible, tout-puissant… Alors, quel Dieu ? Quelles qualités ? C’est là que se situe des options. Je dirais qu’il est puissant, mais pas tout-puissant. Il est une suggestion d’évolution sans cesse proposée, jamais imposée, à l’univers et à l’humain. Il est la source, la force puissante, l’idéal qui nous anime, l’Amour avec un grand A ?

Face à l’existence du mal, face au scandale de la méchanceté des humains, Dieu est une force qui va dans le bon sens, même s’il n’est pas aussi efficace qu’on le souhaiterait, pas assez rapide. Et donc, je ne crois pas en Dieu malgré l’existence du mal et de la souffrance mais parce que Dieu est cette force puissante, comme vous dites, qui va dans le sens du mieux, du plus beau, du meilleur, du plus vivant.

La religion est utile, si on la met à sa place, non comme l’essentiel amis comme un simple entrainement. En gros, l’essentiel de la religion consiste en deux exercices :
Faire de la théologie consiste à réfléchir en quel Dieu on croit et en quel Dieu on ne croit pas, ce qui permet de mieux cerner l’idéal que l’on se fixe, et quelles sources de progression on discerne ou on cherche. Manifestement, vous pratiquez cet exercice, avec des activités plus ou moins solitaires et plus ou moins collectives, ce qui est parfait. A chacun sa façon et son rythme.
La prière est utile pour se placer concrètement face à cet idéal et s’ouvrir à cette source. Il peut y avoir de la prière de louange (chercher les traces de choses qui vont dans le bon sens), de la prière de lamentation (sur ce qui ne va pas), de la prière de repentance (quand nous aurions pu mieux faire), de l’espérance (en plaçant ses projets face à son idéal)… Prier ainsi n’est en tout cas pas inutile, c’est même toujours efficace. Car avec ces exercices on choisit un peu la direction que l’on considère comme souhaitable et on se sonne un peu les moyens d’avancer vers elle. De toute façon on est modelé par l’idéal auquel on croit, plus ou moins vite, plus ou moins bien, selon l’investissement que l’on y met. Et puis si, comme vous le dites et comme je le pense, il y a une quelque chose de puissant, on peut s’ouvrir à cette force. Elle fait évoluer l’univers, elle pourra peut-être nous faire un peu évoluer aussi ?
Avec mes amitiés

Marc

pasteur Marc Pernot

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