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Marc Pernot le 20 novembre 2016

prédication du pasteur Marc Pernot
pour le dimanche 20 novembre 2016

Cette page du prophète Ésaïe a profondément inspiré l’Évangile du Christ. Non pas seulement ce passage où Jésus le reprend, mais tout l’Évangile du Christ. Il n’y a pas de pages dans la Bible hébraïque qui soit plus proche de son message. La vie nous est offerte en abondance, gratuitement, il n’y a qu’à s’en saisir.

Vous tous qui avez faim et soif, venez et trouvez de l’eau, du lait, du vin, du pain. Ces quatre éléments correspondent aux besoins de base de l’être humain : de l’eau pour calmer notre soif, du pain pour faire vivre le corps, bien sûr. Et puis du lait pour les bébés, qu’ils puissent grandir. Ésaïe ajoute le vin. C’est un peu étonnant de le compter dans les éléments les plus essentiels, les plus vitaux pour la personne humaine. Mais c’est que la personne humaine n’a pas seulement besoin de nourriture pour vivre, elle a aussi besoin de joie. Et rien que cette annonce-là est un message essentiel. C’est une bonne nouvelle que Dieu se préoccupe aussi fondamentalement de ce que nous ayons de la joie de vivre. Et tous les désespérés savent combien c’est vital et difficile à trouver quand ça ne va pas.

Ce passage nous invite à nous bouger pour boire et manger. N’oublions pas de nourrir notre être dans toutes ses dimensions : le corps, l’intelligence, la sensibilité aux autres, l’émotion artistique… N’oublions pas non plus d’alimenter notre joie de vivre en ce monde, et si notre capacité à être joyeux était trop petite, donnons lui le biberon, comme à un bébé.

Mais parfois nous n’y arrivons pas. C’est ce que dit Ésaïe, car avec cet appel « Holà, vous qui avez soif, venez et achetez, sans rien payer… », Ésaïe l’adresse à une personne dont il parle juste avant : « Malheureuse, battue par la tempête, Toi que personne ne console ! » (Ésaïe 54:11)

Parfois, la vie est trop dure et nous n’avons même plus la force de nous lever pour alimenter notre être, et encore moins notre joie de vivre. Parfois le monde est pour nous une tempête, un ouragan qui détruit tout sur son passage et met notre vie en danger.

C’est là que la solidarité de base peut et doit jouer. La personne humaine est un animal social, et c’est tout naturel de penser à celui qui est dans les tourments d’une tempête, de nous reconnaître en lui. Même si nous voyons un chaton affamé et assoiffé, n’irions-nous pas lui chercher un peu de lait ? Un être humain nous est encore plus proche qu’un chaton. Même si nous n’avions pas de sensibilité aux autres, et que néanmoins nous avons du respect pour Dieu, nous pouvons comprendre qu’il aime chacun de ses enfants et qu’il nous demande de nous sentir responsable de notre frère. Et même si nous n’avions rien à faire de Dieu, nous devrions au moins nous occuper du pauvre qui a faim, car sinon, c’est tout simplement notre humanité qui va s’entre-déchirer très vite.

Et si nous étions néanmoins incapables du moindre geste de compassion pour aider notre frère en manque de nourriture ou de joie, alors nous serions un de ces plus pauvres auxquels cette Parole d’Ésaïe s’adresse, balloté par la tempête de sa vie, assoiffé par une peur, peut-être, ou une colère ? Dieu ne se désintéresse alors pas de nous comme si nous étions un méchant irrécupérable. Au contraire, comme le dit ici Esaïe, Dieu se fait proche, il essaye de nous réveiller avec des « Hello », des « Holala », des « Hélas ! » Venez vite à moi vous ressourcer et vous vivrez :
… suite du texte ici


(début de la prédication à 09:32)

film : Soo-Hyun Pernot

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Une Réponse à “Prédication : L’Évangile selon Ésaïe (Ésaïe 55:1-7 ; Jean 7:37-39 )”

  1. Shelomoh dit :

    Cher Pasteur, votre prédication m’a fait grand bien alors que je désespère voici que je retrouve un peu d’espoir.
    Je me souviens alors du psaume , comme languit une biche auprès des eaux vives , ainsi languit mon âme vers toi , mon Dieu. Mon âme à soif de Dieu , du Dieu vivant .

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