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Christina Michelsen

prédication de la pasteur Christina Michelsen
pour le dimanche 6 novembre 2016

L’évangile de Luc ne relate qu’une seule fois une discussion sur la résurrection des morts. C’est le texte d’aujourd’hui, qui nous fait part d’une discussion entre Jésus et les Sadducéens, qui étaient à l’époque à la tête du pouvoir religieux. On remarque d’ailleurs qu’ils commencent leur récit par dire « ce que Moïse a prescrit pour nous » ce qui est déjà une manière de s’approprier les Ecritures. Dans leur théologie ils étaient très conservateurs et ne reconnaissent que les cinq premiers livres de l’Ancien Testament, le Pentateuque. Il est intéressant de voir la divergence de point de vue entre les deux interlocuteurs étant donné que les Sadducéens ont une vision plus concrète de la résurrection en la voyant simplement à travers la descendance. Leur approche est donc assez actuelle et facilement appropriable à notre époque. Cependant nous remarquons qu’ils s’adressent à Jésus en l’appelant « Maître ». Il ne s’agit pas de créer une polémique ou d’imposer leur point de vue. Ils présentent leur problématique sous la forme d’une histoire. Est-ce qu’ils tendent un piège à Jésus ou désirent-ils véritablement approfondir leur lecture et leur foi ? Nous voyons que Jésus répond de manière habille en s’appuyant de nouveau sur Moïse.

Mais avant tout, qui sont les Sadducéens ? Ils se réclament de Sadoq, qui est décrit comme l’un des principaux prêtres sous le règne de David. C’est un des quatre grands courants du judaïsme antique avec les pharisiens, les esséniens et les zélotes. Dans ce texte les représentants de ce courant s’interrogent uniquement sur l’après en commençant leur question par « À la résurrection… ». A l’inverse, Jésus considère que la résurrection reflète le vécu en ce temps présent.

Les Sadducéens s’appuient sur ce qu’on appelle la loi du lévirat dans Deutéronome 25, versets 5-6 : « Lorsque des frères habitent ensemble, si l’un d’eux meurt sans laisser de fils, la femme du défunt ne se mariera pas au dehors avec un étranger ; son beau-frère ira vers elle, il la prendra pour femme et il remplira envers elle son devoir de beau-frère. Le premier-né qu’elle mettra au monde portera le nom de son frère défunt, afin que son nom ne soit pas effacé d’Israël. » Cette loi reflète que la préoccupation principale est de laisser une trace dans l’histoire par sa descendance et ainsi prolonger le destin d’une famille, d’un peuple.
… suite du texte ici


(début de la prédication à 09:28)

film : Soo-Hyun Pernot

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