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Florence Taubmann le 19 février 2017

prédication de la pasteur Florence Taubmann
pour le dimanche 19 février 2017

Frères et sœurs c’est avec crainte et tremblement que l’on se saisit de tels textes.

Car il y est question de vengeance, de justice, d’amour et de haine. Ce sont donc des questions de vie et de mort, que ce soit au niveau de nos relations personnelles ou à plus grande échelle, dans la vie des peuples et des Etats.

  • Qu’en est-il de la loi du talion ?
  • Qu’en est-il de la non-violence ?
  • Qu’en est-il de l’amour de l’ennemi ?

Sommes-nous dans le cadre d’une éthique raisonnable, applicable sur le long terme ?

Sommes-nous dans une projection idéaliste, où nous rêverions une imitation de Jésus-Christ, partageant la sainteté ou la perfection de Dieu ?

Mais d’abord qu’a pu vouloir dire Jésus, dans cet enseignement du sermon sur la montagne ? Est-ce si évident ?

Je vous invite aujourd’hui à partager quelques questions.

Œil pour œil dent pour dent ?

Dans le langage commun, c’est ainsi qu’on caricature facilement l’esprit de vengeance. Et le soit – disant esprit archaïque de l’Ancien Testament.

Alors pour commencer quelques remarques sur la vengeance.

En réalité la vengeance ne s’est jamais contentée d’un œil pour un œil et d’une dent pour une dent. Ni d’une vie pour une vie.

L’esprit de vengeance est une idole qui s’empare du cœur de l’homme et le soumet à un culte sanglant. On connaît ces histoires de haines familiales ou tribales, trans-générationnelles, où la vendetta est la règle, et où le code d’honneur remplace l’éthique de l’amour. Et les meurtres s’enchaînent.

René Girard, dans La violence et le sacré, écrit en 1972, avait expliqué comment les sociétés dites primitives avaient réussi à se prémunir contre le cercle vicieux et mortel de la vengeance par le rite du bouc émissaire.
… suite du texte ici


(début de la prédication à 06:46)

film : Soo-Hyun Pernot

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Une Réponse à “Prédication : Aimer son ennemi ? (Matthieu 5:38-48)”

  1. Timothée dit :

    Bjr,
    Merci pour votre belle prédication , pleine d’espérance à la fin.
    En effet, je pense aussi que le Pardon est essentiel (le verbe « pardonner  » est cité deux fois ds la prière du « Notre Père »), pas seulement vis à vis de la personne qui ns a offensé (et parfois gravement), ms aussi de ns-mêmes, car il ns libère du mal qui ns est fait et resterait sinon en ns (sous forme d’amertume, de rancoeur, de violence ou de haine, ou pire… ) , et permet alors de générer des forces d’amour, ou au moins, comme vs le dites , de « non-haine » : il ns permet de rester ds la « sphère d’amour du Père « , il est protecteur . Le pardon , donné par Dieu au travers de Son Fils , ns est humainement accessible en Christ, et ns évite de tomber ds le jugement qui est de Dieu .
    Sur un plan plus général, il évite l’escalade de la violence : répondre au Mal par le Bien a tjrs pour effet de déstabiliser le Mal.
    La question est : si Christ ne ns y aide pas , par son exemple, par ses enseignements, par l’Espérance formidable qu’il a instillé ds le monde, par la dignité qu’il a redonné aux justes, peut-on parvenir à ce pardon exigé, le Bien peut-il l’emporter sur le Mal , en ns comme à l’extérieur de ns ?
    Amicalement.

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