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Régina Muller en avril 2017

prédication de la pasteure Régina Muller
pour le dimanche 23 avril 2017

Jacob, c’est un personnage de série. Son ambiguïté est féconde, c’est exactement ce qui fait le succès d’une histoire à épisodes. C’est le patriarche le moins recommandable et peut-être justement, le plus attachant. Avec lui, on s’y retrouve car ses traits de caractère contrastés, ses petites combines, ses combats ressemblent aux nôtres mais à la taille d’un héros télégénique. Pourtant, il ne fait rien de grand dans sa vie mais il ruse comme l’indique son nom. On peut le comprendre : Jacob doit s’arranger avec une réalité qui ne l’a pas avantagé car c’est son frère Saül qui a reçu tout ce qu’il fallait pour être le préféré, le béni de son père. A lui le cadet, ne reste que les coups tordus –autre étymologie de son nom- subtiliser habilement le droit d’aînesse de son frère et pour détourner en sa faveur la bénédiction qui revient à son aîné. Il a fallu que Dieu lui-même, par ce fameux rêve d’échelle, confirme l’effectivité de la bénédiction qu’il avait arrachée dans des conditions douteuses. Pour autant Jacob est resté hanté par les promesses de Dieu : il n’a jamais été certain qu’elles lui revenaient.

Retrouvons-le quelques chapitres plus loin, quelques vingt années plus tard, de retour sur les lieux du crime. Jacob en trompeur récidiviste -avec son beau-père et en affaires-, est resté fidèle à lui-même : un mélange de lâchetés et de ruses. Dieu lui avait promis protection, nourriture, vêtements et retour dans son pays ? Promesse tenue ! La promesse à même dépassé ce qu’il pouvait en attendre. C’est un homme qui somme toute a réussi : 2 femmes, que dis-je, 2 femmes et 2 concubines de rechange, 11 enfants et de quoi entretenir cette famille : chèvres/boucs, brebis/béliers, chamelles, taureaux/vaches, ânes/ânesses en nombre ainsi que tout le personnel pour s’en occuper. Le chemin de l’alliance avec Dieu s’est frayé un passage au travers des difficultés en tous genres. Le trompeur a été largement trompé à son tour et le voilà de retour dans le pays de ses Pères.

Mais parvenu aux portes du pays de ses pères, c’est le passé qui le rattrape et même qui le dépasse pour lui barrer l’avenir. Il s’agit d’assumer les conséquences de ses combines passées : la vengeance légitime d’ Esaü, le frère qu’il a floué, encombre son chemin. Son avenir, c’est une mort annoncée. Tout peut se jouer et se perdre ici au passage du Yabbok, ce maigre ruisseau dont le nom en hébreu fait rime avec celui de Jacob.
… suite du texte ici


(début de la prédication à 14:24)

film : Soo-Hyun Pernot

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3 Réponses à “Prédication sur le combat de Jacob : Contre Dieu, nous n’avons que Dieu lui-même”

  1. Anonyme dit :

    Bonjour, quand Jacob a donné naissance à Joseph avec Rachel serait ce la réalité que dieu ait permis la naissance de Joseph malgré l’age de Rachel ? Ou est ce un sens de la vie à comprendre?

    Merci..

  2. emdeclerm dit :

    je pense que c’est symbolique pour nous montrer que tout est possible en Dieu. Mais après tout ce n’est pas plus extraordinaire que Jésus qui multiplie les pains tout ça …

  3. Anonyme dit :

    Merci beaucoup!

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