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Question d’un visiteur :

Bonjour pasteur,

je voudrais savoir ce que je peux faire pour me libérer de mes ruminations.
Je m’explique, je sais que je pèche et je rumine sans cesse. Je ne cesse de m’analyser pour savoir si je pense « bien » ou « mal ». Cela est permanent et dans toutes les décisions à prendre ou toutes pensées qui me viennent. Je prie Dieu pour m’aider à être meilleure et enlever les mauvaises pensées mais je n’arrive pas à penser à autre chose.

Est-ce que ces introspections sont nécessaires ou trop ?

merci à vous.
Bonne journée.

Réponse d’un pasteur :

Amitiés !

Votre question est parfaite d’intelligence, de lucidité et de foi.

Il est vrai qu’il est bon de prier. Il y a aussi le risque de trop prier, de tomber dans la prière, et cela n’est pas assez dit.

Mais il n’est pas très facile de vous donner des indications précises parce que je ne vous connais pas assez. Et que dans le domaine de la religion, il convient d’être pragmatique, de chercher personnellement une façon de pratiquer qui nous fasse avancer (ou plutôt qui permette à Dieu de nous faire avancer le mieux possible). A nous de chercher les bonnes activités spirituelles, le bon dosage entre ces activités, le bon rythme pour chacune, et de rester souple, savoir s’observer et s’adapter. C’est ce que vous faites, manifestement. Et c’est ce qui est prometteur.

Voici quelques pistes de réflexion :

  1. Est-ce que par hasard vous avez assez confiance à Dieu? Il nous comprend et il nous aime. Bien sûr que nous pensons un peu des bêtises, mais il ne nous en veut pas. Et notre confiance en lui est la meilleur chance pour le laisser nous aider s’il y a un truc qui ne va pas. Mais si nous avons trop peur de penser de travers, nous risquons d’avoir peur de Dieu, peur de choisir, peur de changer ensuite… L’essentiel est donc d’observer, de penser, de se poser des questions, de ne pas s’en ficher, et de décider. C’est vrai que prier aide infiniment pour tout cela. Mais après, il faut avancer.
  2. Que se passe-t-il si nous prenons un mauvais chemin ? Comme Dieu le dit à Jacob (en substance) : vas-y, fonce en confiance, je t’accompagnerai et s’il y a un problème, je t’aiderai à revenir (Genèse 28:15). Donc, contrairement à ce que pensent certains sur la religion, Dieu ne trace pas une unique voie devant nous qui est la seule bonne mais il ouvre des possibles devant nous et nous liasse tracer, inventer un chemin neuf. C’est Dieu qui nous suit, nous accompagne, il ne nous attend pas au tournant comme un examinateur, mais il court derrière nous pour nous aider.
  3. C’est vrai qu’il convient de choisir au mieux. De choisir le bien et d’écarter le mal. Mais la vie est rarement comme cela, et quand c’est le cas nous voyons assez clairement que choisir. Quand nous avons du mal à choisir c’est que les solutions que nous voyons sont toutes des avantages et des inconvénients à peut près dans la même proportion, parfois sur des domaines différents. Donc si plus une décision est difficile à prendre, paradoxalement, c’est que les différentes solutions se valent à peu près. Peu importe le choix, il suffit de faire ce que l’on sent un peu mieux, la vraie question est la suite, de faire avec la bonne part de la solution retenue, de gérer aussi la mauvaise part. Le plus difficile alors est d’arriver à se pardonner d’avoir dû choisir cette mauvaise part. C’est là encore que la confiance en Dieu aide vraiment.

Donc, oui, il est important et parfois très trèèès important de bien choisir. Mais la vie est plus souple que nous le craignons parfois. Et nosu avons les qualités nécessaires pour choisir. Dieu, la prière, la réflexion, les conseils de personnes de confiance, sont des aides précieuses. Cela nous permet de choisir, nous permet d’avoir la force de ne pas sans cesse regarder en arrière, nous permet de tenir nos choix, de les assumer et de les remettre en cause et de les rompre quand c’est mieux de le faire…

Pour ce qui est de la prière, peut-être est-il bon de se donner parfois un cadre à soi-même. Car la première intuition n’est pas toujours la bonne : si l’on a moins envie de prier c’est que l’on en a besoin, si l’on a tout le temps envie de prier c’est qu’il est temps de se mettre à en faire quelque chose. C’est comme une respiration, il faut le juste équilibre entre l’inspiration et l’expiration pour avoir le bon souffle qui va bien, sinon on tombe dans les pommes dans les deux cas, en respirant trop ou pas assez.

Si l’on sent que l’on a un petit problème de régulation de cet équilibre, on peut se fixer, pour un certain temps, comme des règles d’hygiène. Des heures fixes et des durées choisies. Cela peut sembler bizarre au début, mais notre esprit prend ce rythme assez vite. La prière se condense et s’affine.

D’autres activités peuvent permettre de se donner un équilibre. Le corps n’est pas rien non plus en cela. Par exemple ajouter chaque jour un temps de sport un peu intense (pas trop non plus, mais qui fasse bien respirer, physiquement ce coup là, bien transpirer). Equilibrer la nourriture. Si possible ses relations…

Et puis, prendre du temps pour s’aimer un peu soi-même, se chouchouter un peu.

Avec mes amitiés
Dieu vous bénit et vous accompagne.

pasteur Marc Pernot

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