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Pieter Symonsz Potter, Vanitas stilleven, 1646, Rijksmuseum

Question d’un visiteur :

Bonsoir cher pasteur,

J’ai 65 ans et je suis face à une maladie qui peut être mortelle. Je suis en insuffisance rénale et l’évolution peut être très lente ou bien rapide. Je n’en sais rien. De tout manière nous devons tous mourir et un jour ou l’autre la question se posera. Elle se pose à chaque être humain.

Comment peut-on agir, comment peut-on penser pour se préparer et ne pas être désespéré par sa propre déchéance et la souffrance? Comment aborder sa mort?
Comment ne pas se laisser à aller à la terreur ou au désespoir?.

Je ne crois pas à l’enfer c’est déjà un point positif, car je ne crois pas que Dieu qui est bon et parfait torturerait des gens sur terre par des maladies, des deuils des souffrances de toutes sortes et qu’il continuerait de torturer des humains après la mort. Je pense que les souffrances sur terre ne sont pas voulues par Dieu et que de même il n’y a pas d’enfer préparé pour les pécheurs ordinaires.

Mais la question se pose, comment se préparer religieusement, psychologiquement, philosophiquement à notre fin inévitable?

Merci pour votre réponse cher pasteur.

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Merci pour votre excellente question. Effectivement, vous avez raison, notre vie sur terre est de toute façon a temps limité. Oui, cela peut désespérer mais il est possible de voir ce fait autrement. Comme le dit l’adage « il faudra bien mourir un jour ? Oui, mais tous les autres jours nous vivrons ! ».

De plus, notre vie n’est pas faite pour la mort, mais pour la vie, chaque journée qui passe n’est pas seulement une journée de moins à vivre mais une journée de plus et une occasion d’approfondir, une occasion d’apprendre, une occasion de beauté et d’embellissement de quelque chose, de relation, d’espérance et de confiance, de contemplation, de joie…

Je connais une dame bien âgée qui se dit, en se réveillant le matin :

  1. « encore une journée de résurrection », dans la louange.
  2. Puis elle se demande qu’est-ce qu’elle peut faire d’utile aujourd’hui. Et inventer ainsi un peu quelque chose de neuf, de supplémentaire, de gratuit. Cela peut se chercher dans la prière, pour que Dieu éclaire notre vocation, nos moyens, qu’il nous ouvre les yeux sur les personnes qui nous entourent, et sur ce monde qu’il aime.
  3. Si elle ne trouve pas a priori quelque chose d’utile à faire (cela pourra venir en cours de journée), alors elle se demande alors ce qu’elle peut faire d’agréable pour se réjouir. Parce que nous ne sommes pas simplement une personne faite pour le service mais aussi une personne faite pour la joie et pas seulement les joies spirituelles (mais oui, aussi elles). Et pour cela aussi, la prière est bonne, approfondissant l’instant de joie.

Vous avez bien raison, il faut se préparer. Mais pas spécialement à notre mort, je pense. Il est bon de se préparer plutôt à vivre, à vivre cette journée qui est là, présente, et les suivantes. Car chacune est une merveille incroyable. Et cela, même si malheureusement des choses difficiles nous arrivent.

Pour notre mort, et pour la suite de notre vie après la mort, nous verrons bien. Faisons seulement confiance à Dieu. Il s’est débrouillé pour donner à de la matière brute la faculté de vivre, de penser et d’aimer ! De ce chef d’œuvre il fera bien quelque chose en poursuivant encore cet élan.

Et vous avez raison, pour se préparer à vivre, il est bien utile de combiner une préparation religieuse, psychologique et philosophique. Au jour le jour. À son rythme et selon les moyens qui nous conviendront le mieux en fonction de notre propre sensibilité et du niveau où nous en sommes à un moment donné de notre existence.

Avec mes amitiés
Dieu vous bénit et vous accompagne

pasteur

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Une Réponse à “Question : Comment se préparer à notre fin inévitable ?”

  1. Jean-Daniel dit :

    Bonjour,
    J’ai perdu mon père il y a deux ans, et si j’ai un conseil à vous donner:
    1) Comme ça a été dit: vivez, jusqu’à la dernière minutes. Profitez encore et encore.
    Vous trouverez un tas de prédications qui diffuse ce message.
    2) Préparez votre succession, ne négligez pas cet aspect.
    Ne jouez la carte du « ils verront bien », si pour vous les choses sont claires, ça sera plus difficile pour vos successeurs. D’ailleurs, je me demande dans quelle mesure on ne part pas plus calmement si on sait que les choses se passeront au mieux pour les survivants.
    J’ai beau n’avoir que 39 ans, depuis que j’ai vécu cette expériences, j’en ai le soucis. Je prépare au mieux, au moins par la parole, car je sais que je ne suis pas éternel.
    3) Vivez !

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