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culte de Pentecôte 2017

prédication du pasteur Marc Pernot
pour la Pentecôte, 4 juin 2017

Nous sommes en 627 avant Jésus-Christ. Le pays est en guerre, coincé entre les super puissances du pharaon d’Égypte et de l’empereur de Babylone Nabuchodonosor, se lève un jeune homme, Jérémie, dont le nom sonne comme une prière « Yérém-Yahou » : « Que l’Éternel nous mette debout, qu’il nous rende meilleur, qu’il nous élève, nous fasse grandir », être soi-même et bien vivant, faisant de belles choses.

Jérémie n’est pas un guerrier. De toute façon, Israël n’a aucune chance dans ce domaine face aux formidables puissances de ses voisins. Jérémie est plutôt un lanceur d’alerte, il se lève et dit ce qu’il voit, ce qu’il pense. Il le dit aux rois et au peuple, qui sont loin de trouver cela agréable de se voir dire ainsi la vérité. Pour Jérémie, cela en demande de la force et du courage. Mais c’est là le génie hébreu. Ce n’est pas la force. Ce ne sont pas non plus les arts : alors que notre annexe en face, le Musée (de l’Oratoire) du Louvre, a de merveilleux départements d’œuvres égyptiennes et babyloniennes, il n’y a pas grand chose du peuple de Jérémie : jusque quelques objets de la vie quotidienne. Pourtant ce que nous laisse Jérémie (en particulier) est immense. C’est incroyablement inspirant : La Bible. Le livre le plus lu au monde. Ce sont des paroles qui sonnent comme une confiance dans la source de la vie, et donc comme une prière, une ouverture à cette source.

« L’Éternel est source d’élévation » : c’est avec cette confession de foi que Jérémie va accompagner son peuple dans cette période difficile où il dégringole de creux en catastrophes. Jérémie aussi, personnellement ne va pas être à la fête tous les jours. Son appel résonne comme un appel à se mettre debout par la confiance dans la force qui met debout. Son appel est à la fois un appel à la bonne volonté de chacun et un appel à Dieu, une prière. Quand les deux se rencontrent, il y a des miracles.

Jérémie est tout jeune. Il est d’Anatoth : une bourgade à 6 kilomètres au nord-est de Jérusalem. Cette information semble banale, mais c’est terrible. Sont installées là les familles de prêtres maudits pour avoir abusé de leurs fonctions. De mauvais prêtres cherchant leur enrichissement et le pouvoir politique. Il s’en suit l’exil, avec interdiction d’aller au temple de Jérusalem, ils sont la honte de la caste des prêtres.
… suite du texte ici

 


(début de la prédication à 09:00)

film : Soo-Hyun Pernot

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Une Réponse à “Prédication pour la Pentecôte : Jérémie 1 « Que l’Éternel nous mette debout »”

  1. Jean Rastignac dit :

    Je ne sais combien de livres avait pu lire Nelson Mandela en prison, ni même si il lisait souvent la bible. Bien qu’il ait eu des conditions d’incarcération très dures, je pense que durant ses 27 ans 6 mois 6 jours il en a eu l’occasion et le temps. Ayant reçu un enseignement scolaire au sein d’une mission méthodiste, il est plus que probable qu’il l’ait fait. Je fus très surpris lorsque Bill Clinton fut reçu par lui en Afrique du Sud, après que celui-ci fut sorti des déboires qu’on lui a connu au sommet de sa présidence, de l’attitude de Mandela qui s’appliqua les règles de la lettre de Jacques, sujet de votre dernier sermon. Après avoir conseillé au président de la nation la plus puissante du monde de: « s’assoir à côté de ses ennemis pour discuter avec eux » (à l’époque Irak,Libye,Cuba,Iran), j’imagine aussi qu’il pensa aussi au simple homme qu’il était et à ce qu’il pouvait ressentir intérieurement. Il termina ainsi s’adressant à son hôte: « l’important ce n’est pas d’être tombé, mais de savoir se relever lorsque l’on est tombé ». Ce n’est que bien plus tard que j’ai réalisé qu’il tenait peut-être ce conseil avisé de la lecture du livre de Jérémie.
    A signaler aussi l’implication de l’oracle de l’Eternel dans les problèmes économiques de son temps et du notre: »malheur à celui qui ne donne pas le juste prix de son salaire à l’ouvrier ».
    Bon été Pasteur Gaspard et une fois de plus merci pour ce Blog.