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extrait du « jugement dernier » de Fra angelico

Question d’un visiteur :

Bonjour

J’ai lu plusieurs questions réponses et je vous remercie pour votre site.
Meme si je partage votre idée que la séparation juste injuste et une part de nous…je me refuse d’etre heureux et épanoui a cause de cette Personne (Dieu) de reproche .

L’ancien testament me dis de choisir la vie, ok mais ensuite Jésus selon LUC 6, 24, 25,26 malheur a vous qui riez… et la fameuse parabole du riche et Lazar , LUC 16, 25.

J’ai lu de nombreuses explication sur cette parabole, mais toutes occultent le verset « TU as eu ta récompense…maintenant tu souffres.. » pouvez me dire votre interprétation ?

J’en suis arrivé a faire des crises d’angoisses des que je vais bien, de ne plus sortir, (je suis « suivi » psychologiquement) et crois que je suis du coté de satan, émotions trop intense qui me paralyse les jours suivants. Comment Aimer a ce Père et Fils qui parle d’enfer de souffrances a mon moi enfant pur et manipulable.

Merci d’avance pour votre réponse.

 

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Non Dieu n’est pas un Dieu de reproche. Il y a des gens qui ont cette théologie là. Moi pas, et je ne suis pas le seul.
Bien des textes des évangiles et des lettres de Paul le montrent bien.
Par exemple :

  • Dans la parabole du Fils perdu (Luc 15), c’est le fils qui se fait des reproches mais le père n’a pas un mot de reproche, il interrompt même son fils dans sa confession pour lui faire la fête.
  • Dans 1 Corinthiens 13, l’apôtre parle d’un amour qui est éternel, qui est la voie parfaite, qui court devant nous : cette vision de ce qu’est cet amour n’est pas du moralisme, c’est de la théologie. Voici donc comment ce texte parle de Dieu : « Dieu est patient, Dieu est serviable, Dieu n’est pas envieux ; Dieu ne se vante pas, Dieu ne s’enfle pas d’orgueil, Dieu ne fait rien de malhonnête, Dieu ne cherche pas son intérêt, Dieu ne s’irrite pas, Dieu ne médite pas le mal, Dieu ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ; Dieu pardonne tout, Dieu a confiance en tout, Dieu espère tout, Dieu supporte tout. Dieu ne succombe jamais. »
  • Et Jean qui dit dans sa première lettre « Dieu est amour ». Il ne dit pas Dieu a de l’amour (car il pourrait alors avoir en plus de l’amour des reproches ou de l’irritation), mais non « Dieu est amour » dit bien que Dieu n’est que amour.

Alors bien entendu, il y a des passages plus difficiles. Mais il est aisé de les rendre cohérent avec cette théologie de l’amour. Comme toujours, il me semble que nous sommes à la fois tous les personnages de l’histoire, et ce sont différentes notions de nous-mêmes qui s’entrechoquent en nous. Ce n’est pas Dieu qui est source de reproche, alors, au contraire, il essaye de laisser dehors ce qui nous a si longtemps fait souffrir.

Faites confiance à Dieu.
Je ne peux rien dire de mieux.
Vous pouvez avoir confiance en lui.

pasteur Marc Pernot

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7 Réponses à “Question : Comment être heureux et épanoui a cause de ce Dieu de reproches ?”

  1. emdeclerm dit :

    merci bcp pour ces précisions

  2. Sylvain dit :

    Apprenez a ressentir Dieu en vous !
    Dieu est infini amour, immense joie de le retrouver, et verité
    N’ayez pas peur, c’est la peur qui éloigne de Dieu
    Vous ne pouvez pas vous tromper l’amour et la joie sont des sentiments incorruptibles car c’est ce qu’est Dieu
    Ce n’est pas Dieu qui  » punit  » c’est nous meme qui nous nous punissons

    Tout ceci ce n’est pas un pretre, un gourou, ou des lectures qui me l’enseigne ( meme si il faut se renseigner et faire la part des choses )
    A l’origine je suis parti de ceci qui résonne encore en moi « ce que tu ne sais pas ne le juge pas » J’étais alors en quete de spiritualité. Soi humble et fait le vide dans ta tete m’ont enormement apporté.
    Puis tout s’enchaine, tout arrive !
    Courage ! Soyez a l’écoute de ce qui vous entour, il y a toujours des signes pour vous guider.

  3. emdeclerm dit :

    je reconnais que ma foi chancelle facilement face à des choses que je ne comprends pas toujours : j’aime beaucoup la parabole de la brebis perdue mais il est vrai que j’ai plus de mal avec celle des ouvriers de la dernière heure par exemple. Pour moi il est difficilement concevable qu’un Adolf Hitler même repenti soit au paradis avec les Juifs, pourtant il est vrai que Dieu pardonne, et le pardon est légitime pour un cœur sincère. La non foi est pourtant un acte qui me paraît moins grave que le crime à grande échelle. D’où ma question sur la présence de Dieu chez les mécréants. Je ne suis pas jalouse du salut de ceux qui en voudront au dernier moment mais je souhaite bien au-delà que Dieu aille chercher aussi ceux qui s’obstinent et qui ont quand même envie au fond d’eux d’être sauvés. Surtout que beaucoup de ces personnes ont le cœur pur et n’auraient pas idée de faire ce qu’Adolf Hitler a fait. Un assassin qui se dit chrétien a tout de même tué, quand un incroyant lui n’aurait pas même idée de le faire. On parle d’iniquité dans la Bible, mais à moins d’être un criminel de tout ordre ou un salaud, je ne vois pas quel autre degré d’iniquité mériterait un éternel jugement.

  4. emdeclerm dit :

    merci beaucoup pour ces précisions.

  5. Non. L’idée c’est l’amour de Dieu qui garde chacun. Voir par exemple la fondamentale parabole de la brebis perdue (Luc 15). Le berger cherche la plus perdue des brebis perdue jusqu’à ce qu’il la retrouve. Et quand il la retrouve il la ramène sur ses épaules. Il n’y est pas question une seconde de l’idée de se tourner vers lui comme condition nécessaire au salut. Dans les paraboles suivantes, c’est vrai et il serait dommage de négliger la beauté et l’importance de cette participation de la personne dans l’alliance avec Dieu. Mais la patience de Dieu vient au bout de tout, même de notre résistance.

    Ensuite,la distinction entre croyant / non croyant est une classification sectaire tout à fait étrangère à la façon d’être de Jésus. Par exemple quand il célèbre la foi d’un centurion romain, pas même monothéiste et obligé de rendre un culte à César comme à un dieu. Dans sa première lettre, Jean dit ainsi fidèlement « quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu », c’est ainsi que ce centurion, ou une personen qui se dit athée et qui l’est par sa conscience, ne l’est pas nécessairement dans ses tripes, dans sa façon d’être. Et en tout cas, Dieu, lui, compte cette personne comme faisant partie « des siens ».

  6. emdeclerm dit :

    vous dites en effet que Dieu est un Dieu d’amour mais il y a l’idée que c’est de se tourner vers Lui qui sauve. Comment l’articuler avec l’idée que tout homme néanmoins peut espérer se voir rendre justice pour des préjudices très graves subis ? même si un incroyant ne croit pas en Dieu, il peut espérer que quelqu’un ou quelque chose lui rendra justice le moment venu dans les moments où la justice des hommes ne le fait pas. Qu’est l’avis de Dieu dans cette histoire ?

  7. emdeclerm dit :

    J’ai une question assez basique : on parle souvent d’un Dieu de reproches qui gratifient ceux qui croient en Lui. Mais qu’en est-il de la justice pour un homme incroyant ? Dieu met-il un point d’honneur, malgré le fait que celui-ci ne tourne pas son cœur vers Lui, à lui rendre justice si celui-ci est malmené par les autres ? Si un jour, un homme incroyant est tué sauvagement, Dieu va t-il reconnaître l’injustice qui lui est faite et se charger d’amener le tueur à reconnaître sa faute ? en tant que père ce serait logique, en tant que Dieu juge (et jugeant les âmes pour le jugement dernier), ça se conçoit moins. La justice qui est censé être rétablie est celle de Dieu qui concernent donc ceux qui lui appartiennent d’après la Bible toujours