« Vous êtes des dieux, vous mourrez comme des hommes »… c’est le verset biblique qui sert de sous titre au film « des dieux, des hommes » qui sortira dans une dizaine de jours au cinéma, film qui raconte l’histoire de ces moines cisterciens à Tibhirine, assassinés il y a maintenant 14 ans.
Evidemment, l’histoire de ces moines sur les écrans de cinéma va contraster fortement avec les scénarios de grosses productions telles que Salt, une espionne jouée par Angelina Jolie qui porte admirablement bien son nom, mais qui tue à tour de bras ou, pire encore, Expendables qui rassemble les gros bras de Hollywood en une équipe de mercenaires qui représentent bien ces héros de cinéma qui massacrent comme ils respirent, et toujours pour la bonne cause bien évidemment.
D’un côté des hommes, fragiles, qui se posent des questions, qui se savent vulnérables, mais qui sont aussi conscients de leur vocation divine et, de l’autre côté, des hommes qui sont des dieux de l’art de la guerre et qui font oublier qu’ils ne sont que des hommes. C’est là, dans ce contraste saisissant, le drame que souligne ce psaume 82 : un drame qui n’a de cesse d’être rejoué de part et d’autre de notre bonne vieille terre [... ]
Je viens vers vous pour vous poser une question sur le gnosticisme, mouvement qui a été qualifié d’hérésie. J’ai lu l’apocryphe de Thomas et je n’y ai pas vu de contradictions avec l’enseignement de Jésus des synoptiques au premier abord. Il est dit qu’il aurait été rejeté pour être gnostique. En me renseignant un peu sur ces caractéristiques, j’y ai trouvé quelques parallèles avec certaines théologies modernes comme celle du Process ou l’Open Théology. Continuez à lire »
Ayant eu un échange avec une amie au sujet de la prière. Je lui disais remercier Dieu pour ce qui me réjouit comme par exemple un rayon de soleil sur un champ de coquelicot ou la chance d’avoir des amis, une petite fille adorable, d’être en bonne santé, etc., etc. …
Ce à quoi elle me répond : « Le fait même de remercier Dieu en particulier pour toute chose qui nous arrive de bien me pose problème. Si Dieu n’est pour rien dans nos malheurs pourquoi serait il à l’origine de nos bonheurs ? »
Alors que puis-je lui répondre ?
Bien amicalement.
Réponse d’un pasteur :
Bonsoir,
« Si Dieu n’est pour rien dans nos malheurs pourquoi serait il à l’origine de nos bonheurs ? » demande votre amie.
Mais pourquoi faudrait-il que ce soit symétrique ? Continuez à lire »
Le père Arthur, prêtre lillois engagé dans la défense des Roms, fait la une de la presse ce dimanche, avec sa prière contre Nicolas Sarkosy. Par exemple dans Le Monde :
« Je prie, je vous demande pardon, pour que M. Sarkozy ait une crise cardiaque », a déclaré le prêtre, qui a acheté des tentes, de la nourriture et des vêtements aux Roms de l’agglomération lilloise. « Je ne sais plus quoi faire », a-t-il dit. « J’en suis là, je sais que je n’ai pas le droit de le faire, mais je dis ‘Seigneur, il n’y a plus que toi qui peux arrêter quelque chose’ », a ajouté le prêtre, à propos de sa déclaration sur le chef de l’Etat. « C’est pas bien, j’en suis là, mais priez pour moi », a-t-il ajouté après ses propos.
Effectivement, cette prière est problématique. Ce pieux abbé le sait bien et il a raison de réagir en demandant pardon à Dieu et en demandant une aide spirituelle à ses frères et sœurs. Continuez à lire »
Le site France.fr, édité par le « Service d’information du Gouvernement », a pour ambition d’être une vitrine de la France et « de promouvoir l’image, les valeurs et les spécificités de la France dans le monde ». Rien de moins.
Ce site a été lancé avec des grands cocorico le 14 juillet, il est tombé en panne aussitôt, victime de problèmes de conception. Pourtant, ce n’est pas faute de financement, plus de 800 000 euros ayant déjà été dépensés sur ce projet. Mais enfin, le site est accessible depuis hier, lundi 16 août. Personnellement, je trouve le contenu très léger, et ce n’est pas moi qui risque de surcharger leur fragile serveur par des visites fréquentes.
Je me suis, bien entendu, précipité pour voir ce qui était dit de la religion en France. Je n’ai trouvé aucune référence, pas une, à l’existence de cultes en France, rien dans la page « vivre » par exemple, ni parmi les loisirs ou les associations, pas un seul petit lien vers les sites des grandes religions… Continuez à lire »
Je suis catholique et engagée mais le jour de l’Assomption je suis toujours « agacée » par ce culte qui me fait penser à celui donné pour une déesse ; Marie était simple et humble et n’aurait pas voulu ce genre de démonstration. Pouvez vous me détailler les relations que vous avez avec Marie? Merci
Réponse d’un pasteur :
Bonjour madame
D’abord, bravo pour votre engagement, libre, intelligent et plein de foi.
Marie est sans doute une des figures majeurs des évangiles. En réalité, hormis Jésus (bien entendu), et peut-être Pierre, Marie est ensuite le personnage dont les évangiles parlent le plus.
Tous les chrétiens ont à mon avis un grand respect pour Marie comme mère de Jésus, ce qui n’est pas rien ! Mais elle nous intéresse surtout comme figure du croyant. Par exemple dans l’Evangile selon Jean où elle apparaît aux deux moments essentiels de la vie du Christ : pour lancer le ministère de Jésus comme Christ (Marie passe alors de la place de mère de Jésus à celle de disciple du Christ) et à la croix. Continuez à lire »
prédication du pasteur Marc Pernot
sur ce texte de la Bible : Évangile selon Luc 10:38-41
Après avoir suivi dans la Bible plusieurs couples de frères ces derniers dimanches, je vous propose de suivre maintenant l’histoire des deux sœurs Marthe et Marie (ce n’est pas la même Marie que la mère de Jésus). Ce récit se trouve à un endroit clé dans l’Évangile, il sert à illustrer ce principe fondamental de vie que nous propose Jésus-Christ : d’aimer Dieu de tout notre être et d’aimer notre prochain comme nous mêmes. C’est bien utile de nous donner à réfléchir là-dessus, car comment faire pour aimer à la fois Dieu à 100%, aimer notre prochain à 100% et s’aimer en plus soi-même à 100% ? Même si ces 300% se combinent en partie, il nous faut sans cesse naviguer à vue en fonction des circonstances. C’est clairement ce que Jésus pense puisqu’en citant le fameux commandement de Moïse d’écouter Dieu et de l’aimer à 100%, Jésus ajoute qu’il faut l’aimer avec « toute son intelligence ». L’intelligence, cela se travaille, cela se muscle. C’est ce que nous propose ici l’Évangile avec ce récit de Jésus chez Marthe et Marie [...]
La cantate N°1 de Jean Sébatien Bach, portant le premier numéro dans la classification (BWV 1), est une cantate pour le jour de l’annonciation. Bach nous invite à chanter ainsi Marie, la mère de Jésus : « Comme brille l’étoile du matin, Pleine de la grâce et de la vérité du Seigneur, La douce source de Jessé. » La suite de la cantate chante le Christ, vient ensuite une partie, la 3e, où nous sommes invités à nous-mêmes être comme Marie, et nous laisser féconder par le Saint Esprit, non pour concevoir miraculeusement un bébé de chair et de sang comme l’a été Jésus, mais afin que nous soyons enfin capable d’aimer un peu véritablement :
Emplissez, célestes flammes divines,
La poitrine croyante qui aspire après vous.
Les âmes ressentent les puissants élans
Du plus fervent des amours
Et goûtent ici-bas la joie céleste.
C’est cet air là que je vous propose d’entendre en ce jour où nos frères et sœurs chrétiens catholiques célèbrent Marie à leur façon.
Jean Sébastien Bach, BWV 1, Erfullet, Ihr Himmlischen Gottichen Flammen;
Nikolaus Harnoncourt, Soloist of the Wiener Sangerknaben, Concertus Musicus Wien
Cyrille se serait rendu dans la région de Nijni Novgorod, durement touchée par les feux, avec compassion. Mais après son message plein de sensibilité, il ajoute :
« J’appelle chacun à s’unir dans la prière pour que la pluie tombe sur nos terres ».
Je comprends et je m’associe à la souffrance du peuple russe dans les circonstances tragiques qu’il traverse. Je comprends et j’approuve le patriarche de se tourner vers Dieu et d’y inciter ses fidèles : lorsqu’on se trouve emporté dans une situation de malheur exceptionnel et que l’on se sent dépassé par les événements, comme aussi lorsqu’on se trouve dans la banalité du quotidien, il est toujours bon, réconfortant et source de courage de puiser la force et l’élan vital que Dieu fait monter en nous pour nous permettre de résister aux forces mauvaises.
Mais, lorsqu’on est un responsable religieux, il n’est pas acceptable de proposer aux gens la vision d’un Dieu qui pourrait faire pleuvoir dans une situation aussi critique et qui ne le fait pas, soit par indifférence, soit par mauvaise volonté, soit pour éprouver la patience de son peuple, soit pour le punir, soit pour d’autres raisons inconnues. Continuez à lire »