prédication du pasteur Marc Pernot
pour le dimanche 19 mai (Pentecôte) 2013
Ésaïe nous fait imaginer une souche, ce qu’il reste d’un ancien grand arbre et même d’une forêt tout entière. Le tronc du grand arbre a été cassé en deux, les branches ont été arrachées par une tempête de vent, il reste un bout du tronc, un peu noirci par le feu, et des racines. La forêt est à terre, un peu en vrac, tout est noir et gris, sauf une petite pousse d’un vert tendre, qui a déjà la hauteur d’un homme et qui porte des fruits, ou en portera certainement tout bientôt :
Alors un rameau sortira
de la souche d’Isaï,
Et de ses racines,
une pousse portera du fruit.
L’Esprit de l’Éternel
reposera sur lui :
Esprit de savoir faire
et d’intelligence,
Esprit de bon sens et de force,
Esprit de connaissance et de respect de l’Eternel.
De qui parle Ésaïe, qui est ce « lui » dont il est question dans « l’Esprit de l’Éternel sera sur lui » ? Est-ce que c’est un sauveur de l’époque d’Ésaïe ? Oui, sans doute, mais pas seulement, car ce texte a été recopié de génération en génération pour dire ce que nous pouvons attendre de Dieu, à chaque génération. Et donc, le « lui » de ce texte, c’est Jésus, le Christ, en particulier. Mais pas seulement, sinon ce serait marqué. Mais ce « lui » anonyme c’est le lecteur, à l’instant même où il écoute cette parole et s’ouvre à ce qu’elle lui dit (Luc 4:21).
Ce passage comprend une promesse, et même plus qu’une promesse : ce texte comprend une expérience que Dieu donne son Esprit et que cela est un formidable coup de main. C’est l’expérience que Dieu ne nous abandonne pas quand des méchants ou quand des catastrophes de toute nature nous tombent dessus et laissent notre vie comme en ruine comme cette forêt. Dieu souffle sur la forêt et son souffle est un esprit de résurrection et de vie.
Mais Dieu ne nous laisse pas tomber non plus quand nous sommes la cause de notre propre perte, nous dit Ésaïe, et il cite deux exemples :



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